Phengaris arion (Linnaeus, 1758)

47.67 %
territoire maillé
62
mailles Lambert93 5 km
18.02 %
territoire maillé
97
mailles Lambert93 1 km
1.13 %
territoire maillé
AC Espèce assez commune (basé sur maillage 5 km)

Nom français :

Azuré du Serpolet

Synonyme(s) :

Glaucopsyche arion (Linnaeus, 1758)
Lycaena arion (Linnaeus, 1758)
Lycaena arion aglaophon Fruhstorfer, 1915
Lycaena arion ligurica Wagner, 1904
Lycaena arthurus Melvill, 1873
Lycaena ligurica Wagner, 1904
Lycaena obscura Christ, 1877
Maculinea arion (Linnaeus, 1758)
Maculinea arion aglaophon (Fruhstorfer, 1915)
Maculinea arion arion (Linnaeus, 1758)
Maculinea arion arthurus (Melvill, 1873)
Maculinea arion bordei Dujardin, 1966
Maculinea arion ligurica (Wagner, 1904)
Maculinea arion obscura (Christ, 1877)
Maculinea arion pyrenaeafuscans Verity, 1948
Papilio arion Linnaeus, 1758
Polyommatus arion (Linnaeus, 1758)

Lien(s) :

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Originellement, bien des rhopalocères ont certainement profité de l’ouverture des milieux à des fins pastorales pour étendre leur aire de distribution. C’est le cas de l’Azuré du Serpolet qui vit certes dans les prairies calcaires maigres mais dépend aussi de la présence d’espèces de plantes-hôtes et de fourmis-hôtes bien particulières.

Statuts
  • PN
  • ZN
  • LRE
    EN
  • LRF
    LC
  • LRR
    VU
Espèces similaires
Phénologie (période d'activité)

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Carte de répartition nationale
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Carte de répartition sur l'emprise

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Répartition communale - Phengaris arion dans l'Indre-et-Loire Données saisies au 04/02/2023


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Légende


Observation en 2023
Dernière observation après 2010
Dernière observation entre 2000 et 2010
Dernière observation entre 1980 et 2000
Dernière observation entre 1950 et 1980
Dernière observation avant 1950

Carte Lépinet


Cartographie - Phengaris arion (uniquement pour les observations à diffusion précise)


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Statuts - Phengaris arion


Phengaris arion - Nombre d'observations par décade Données saisies au 04/02/2023 (Observé vivant)


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Observation avec le plus grand effectif

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-

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Prospection

Photos de Phengaris arion


Plante(s) liée(s)


Habitats


Répartition

L’Azuré du Serpolet est un rhopalocère largement répandu en France. Pour autant, ses populations sont localisées et en régression dans les domaines atlantique et continental, notamment à cause de la disparition et de la fragmentation de ses habitats. C’est d’ailleurs une espèce en danger d’extinction en Europe, si bien qu’elle est strictement protégée.

Ses populations isolées et de faible densité dans la région le rend vulnérable, quand il n’a pas disparu (Loiret). Si l’Indre et le Cher abritent quelques populations, c’est en Indre-et-Loire que se situe le bastion régional où le papillon est assez commun. Mais il ne faut pas s’y tromper, malgré son abondance dans le département, l’espèce n’est pas moins sensible qu’ailleurs.

Biologie - écologie

Adepte des pelouses calcicoles et des ourlets thermophiles, la survie du lycène repose sur la présence d’hôtes déterminants. Dans notre département, sa plante nourricière sera l’Origan (Origanum vulgare), et sa fourmi préférée, le plus souvent Myrmica sabuleti (sinon M. scabrinodis et M. specioides). Il s’agit en effet d’une espèce myrmécophile, qui prédate le couvain des espèces de fourmis dont l’Azuré a su adapté chaque élément de sa biologie pour se faire adopter.

Les œufs sont pondus isolément sur les inflorescences de la plante-hôte mais la chenille n’hésitera pas à s’attaquer à ses congénères si elle en croise. Après avoir consommé une quinzaine de boutons floraux durant ses trois premiers stades larvaires, elle émet des composés volatils imitant les phéromones des fourmis, à l’instar des autres espèces du même genre. Ceci a pour objectif de provoquer le soin des ouvrières à son égard et son transport jusqu’à la colonie. Elle profitera de son camouflage olfactif et du liquide sucré qu’elle sécrète et dont les fourmis sont friandes pour dévorer œufs, larves et prénymphes de fourmis. Dans sa traître entreprise, la discrétion de la chenille est de mise si elle veut éviter la vengeance mortelle de la colonie. Elle hivernera en même temps que la fourmilière avant de se métamorphoser au printemps. Durant la nymphose, la chrysalide émet des substances induisant le soin des ouvrières, prévenant toute attaque fongique pendant cette période de vulnérabilité.

Enfin, l’Azuré du Serpolet vole de juin à août, en une génération, avec un maximum d’individus rencontrés pendant une période variable d’une année à l’autre, souvent en juillet. Les mâles volent les premiers, attendant les femelles qui se reproduiront dès l’émergence. Il est possible d’observer les imagos perchés sur les graminées ou butinant les fleurs roses, violettes ou bleues des Lamiacées et Fabacées. Comme pour les autres Azurés du genre Phengaris, l’abondance de ressource nectarifère est nécessaire à son implantation.

Détermination

Il s’agit du plus grand Phengaris de France même si, comme souvent chez les papillons, les minces différences sont à considérer avec prudence. Il peut aisément être confondu avec les autres Azurés du même genre. L’Azuré du Serpolet possède des taches noires cerclées de blanc plus épaisses que les autres espèces du même genre, d’autant plus grosses au revers l’aile antérieure. On remarquera quand même sa prédominance pour les milieux secs tandis que l’Azuré de la Pulmonaire (Phengaris alcon alcon) et l’Azuré de la Sanguisorbe (Phengaris teleius) habitent les milieux humides.

Mâle et femelle sont bleus sur le dessus, le mâle présentant une rangée de taches noires sur la marge de l’aile postérieure.

Bibliographie