Phengaris alcon (Denis & Schiffermüller, 1775)

6.98 %
territoire maillé
7
mailles Lambert93 5 km
2.03 %
territoire maillé
10
mailles Lambert93 1 km
0.12 %
territoire maillé
R Espèce rare (basé sur maillage 5 km)

Nom français :

Azuré de la Croisette

Synonyme(s) :

Argus alcon (Denis & Schiffermüller, 1775)
Glaucopsyche alcon (Denis & Schiffermüller, 1775)
Glaucopsyche rebeli (Hirschke, 1904)
Lycaena alcon (Denis & Schiffermüller, 1775)
Lycaena alcon monticola Staudinger, 1901
Lycaena alcon rebeli Hirschke, 1904
Maculinea alcon (Denis & Schiffermüller, 1775)
Maculinea alcon aigoualensis Bernardi & Gaillard, 1953
Maculinea alcon alcon (Denis & Schiffermüller, 1775)
Maculinea alcon monticola (Staudinger, 1901)
Maculinea alcon nestae (Higgins, 1930)
Maculinea alcon rebeli (Hirschke, 1904)
Maculinea alcon rebeli (Hirschke, 1905)
Maculinea rebeli (Hirschke, 1904)
Papilio alcon Denis & Schiffermüller, 1775
Phengaris alcon alcon (Denis & Schiffermüller, 1775)
Phengaris alcon rebeli (Hirschke, 1904)
Phengaris rebeli (Hirschke, 1904)
Polyommatus alcon (Denis & Schiffermüller, 1775)

Lien(s) :

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Vue générale

Espèce sensible


A l’instar des autres espèces de son genre, l’Azuré de la Pulmonaire, forme des métapopulations nécessitant le maintien de connexions écologiques entre les stations. Et comme d’autres papillons du même cortège (Brenthis ino, Euphydryas aurinia, Minois dryas…), il subit les conséquences de la destruction des zones humides et de la fragmentation des milieux en voyant ses effectifs se réduire.

Statuts
  • PN
  • ZN
  • LRE
    LC
  • LRF
    NT
  • LRR
    CR
Espèces similaires
Phénologie (période d'activité)

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Carte de répartition nationale
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Carte de répartition sur l'emprise

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Espèce sensible

Cette espèce est jugée "sensible". Par conséquent, il n'est possible de visualiser les données qu'à l'échelle communale, maille 10 x 10, départementale.

Répartition communale - Phengaris alcon dans l'Indre-et-Loire Données saisies au 04/02/2023


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Légende


Observation en 2023
Dernière observation après 2010
Dernière observation entre 2000 et 2010
Dernière observation entre 1980 et 2000
Dernière observation entre 1950 et 1980
Dernière observation avant 1950

Carte Lépinet


Statuts - Phengaris alcon


Phengaris alcon - Nombre d'observations par décade Données saisies au 04/02/2023 (Observé vivant)


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Liste des observateurs

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Informations diverses


Observation avec le plus grand effectif

Date de la dernière observation

Dates extrêmes

-

Etat biologique

Type de contact

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Prospection

Photos de Phengaris alcon


Plante(s) liée(s)


Habitats


Répartition

Espèce eurasiatique, l’Azuré de la Pulmonaire occupe tous les domaines biogéographiques du continent européen mais de façon discontinue. C’est un papillon sur le déclin, protégé en France car localisé et plutôt rare. Il a disparu de la région parisienne et de la Picardie. L’Auvergne accueille encore le plus important bastion de l’Europe occidentale. Le rhopalocère est en fort déclin en Centre-Val-de-Loire, ayant disparu du Loiret. L’Indre-et-Loire accuse d’un enjeu de conservation majeur puisque le département accueille encore le plus important des populations de la région, en dépit de sa rareté. Il est connu des boisements du Nord-Ouest, du sud de l’agglomération tourangelle, des landes du Ruchard et en Gâtine de Loches.

Il est à rechercher parmi les sites à Gentiane des marais en privilégiant la chasse à vue (espèce interdite de capture) et la détection des œufs sur les plants. En outre, il serait opportun de vérifier la présence d’œufs sur les exemplaires de sa plante-hôte dans les herbiers, témoignages d’anciennes stations.

Biologie - écologie

Le papillon rencontré dans la région correspond à l’écotype alcon qui pond sur la Gentiane des marais. Comme les autres Azurés du genre Phengaris, l’espèce entretient une relation complexe avec les fourmis. Le cycle de l’Azuré de la Pulmonaire repose sur le soin de quelques espèces exclusives de Myrmica, telle que M. scabrinodis. Sa chenille a évolué pour tromper les fourmis en copiant leurs phéromones, en adaptant son comportement et en marchandant le miellat qu’elle sécrète. Si le subterfuge fonctionne, la larve sera abritée dans une fourmilière jusqu’au printemps prochain, soignée et alimentée par les ouvrières. Si en revanche elle est adoptée par une autre espèce que celles dont elle a imité le langage olfactif, elle sera tôt ou tard négligée ou attaquée.

L’Azuré de la Pulmonaire fait preuve d’une relative plasticité écologique. Il vit dans les prés et les landes hygrophiles, acceptant divers habitats (cariçaies, jonçaies, tourbières, pelouses marnicoles…) ainsi que la présence d’une strate arbustive (Genêts, Ajoncs, Callune…) et arborescente (Saule, Bouleau…). L’optimum écologique de sa plante-hôte correspond aux prairies humides acidiphiles (molinaies).

Univoltin (parfois bivoltin), avec un maximum d’individus rencontrés fin juillet - début août, le rhopalocère pond sur les fleurs de Gentiane des marais. Se démarquant par leur blancheur, les œufs sont aisément visibles sur les plantes. La moyenne est de 14 œufs par plante. Une fois éclos, la chenille perfore la corolle pour se nourrir de l’ovaire immature. Deux mues plus tard, elle se postera sur une piste de fourmis afin d’être prise en charge jusqu’à la nymphose.

Détermination

L’Azuré de la Pulmonaire ressemble à l’Azuré des Anthyllides (Cyaniris semiargus), à l’Azuré du Serpolet (Phengaris arion) ou à l’Azuré de la Sanguisorbe (Phengaris teleius). Le détail de la ponctuation au revers des ailes permettra de les distinguer. Phengaris alcon arbore une légère suffusion basale bleue sous ses ailes. En comparaison avec l’Azuré de la Sanguisorbe, les points noirs visibles dans les aires postdiscale et marginale sont à différentes distances des points de la zone postdiscale. Le mâle est bleu terne, la femelle davantage mais celle-ci ressemble parfois à une femelle Azuré de la Sanguisorbe.

Bibliographie