Phengaris teleius (Bergsträsser, 1779)

1
maille Lambert93 10 km
1.16 %
territoire maillé
1
maille Lambert93 10 km
0.29 %
territoire maillé
3
mailles Lambert93 1 km
0.03 %
territoire maillé
E Exceptionnelle (basé sur maillage 5 km)

Nom français :

Azuré de la Sanguisorbe

Synonyme(s) :

Glaucopsyche teleius (Bergsträsser, 1779)
Lycaena diomedes (Rottemburg, 1775)
Lycaena euphemus (Hübner, 1800)
Lycaena euphemus albocuneata Spuler, 1908
Lycaena euphemus burdigalensis Stempffer, 1932
Lycaena euphemus thersandrus Fruhstorfer, 1917
Maculinea euphemus (Hübner, 1800)
Maculinea teleius (Bergsträsser, 1779)
Maculinea teleius albocuneata (Spuler, 1908)
Maculinea teleius burdigalensis (Stempffer, 1932)
Maculinea teleius teleius (Bergsträsser, 1779)
Maculinea teleius thersandrus (Fruhstorfer, 1917)
Maculinea telejus (Bergsträsser, 1779)
Maculinea telejus albocuneata (Spuler, 1908)
Maculinea telejus burdigalensis (Stempffer, 1932)
Maculinea telejus telejus (Bergsträsser, 1779)
Maculinea telejus thersandrus (Fruhstorfer, 1917)
Papilio diomedes Rottemburg, 1775
Papilio euphemus Hübner, 1800
Papilio teleius Bergsträsser, 1779

Lien(s) :

lepinet Artemisiae
lepinet Lepi'Net
lepiforum Lepiforum
lepinet Natureocentre

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Vue générale

Espèce sensible


L’Azuré de la Sanguisorbe est un papillon en forte régression en Europe, y compris en France. La prospérité de cet habitant des prairies hygrophiles dépend de bien des facteurs. Les menaces qui pèsent sur sa survie justifient sa protection légale en France comme en Europe, interdisant toute capture de spécimen ou destruction directe et indirecte de ses populations.

Statuts
  • DE
  • PN
  • ZN
  • LRE
    VU
  • LRF
    VU
  • LRR
    CR
Espèces similaires
Phénologie (période d'activité)

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Carte de répartition nationale
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Carte de répartition sur l'emprise

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Espèce sensible

Cette espèce est jugée "sensible". Par conséquent, il n'est possible de visualiser les données qu'à l'échelle communale, maille 10 x 10, départementale.

Répartition communale - Phengaris teleius dans l'Indre-et-Loire Données saisies au 04/02/2023


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Choix de la carte



Légende


Observation en 2023
Dernière observation après 2010
Dernière observation entre 2000 et 2010
Dernière observation entre 1980 et 2000
Dernière observation entre 1950 et 1980
Dernière observation avant 1950

Carte Lépinet


Statuts - Phengaris teleius


Phengaris teleius - Nombre d'observations par décade Données saisies au 04/02/2023 (Observé vivant)


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Liste des observateurs

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Informations diverses


Observation avec le plus grand effectif

Date de la dernière observation

Dates extrêmes

-

Etat biologique

Type de contact

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Prospection

Photos de Phengaris teleius


Plante(s) liée(s)


Répartition

L’Azuré de la Sanguisorbe, qui se raréfie dans l’est et l’ouest du pays, est en danger critique d’extinction en Centre-Val-de-Loire. Les derniers effectifs de la région se situent en seulement deux foyers de population en Indre et Indre-et-Loire, avec de vaines chances d’en découvrir de nouvelles. C’est l’un des rhopalocères les plus rares du département, les pratiques de gestion sur ces sites de reproduction seront décisives pour sa survie. Il s’agit de la station la plus septentrionale de la population occidentale française.

Biologie - écologie

Le papillon pond sur la Sanguisorbe officinale (Sanguisorba offinalis), plante elle-même rare. De plus, l’Azuré de la Sanguisorbe est une espèce myrmécophile obligatoire. Il se nourrit du couvain de la fourmilière qui se sera laissé berner par l’odeur et les sécrétions sucrées de la chenille. Plusieurs espèces du genre Myrmica sont parasitées par le rhopalocère, parmi lesquelles M. scabrinodis et M. rubra. Après s’être nourrie de l’inflorescence de la plante nourricière et avoir atteint le stade 4, la chenille attend au sol le passage d’une fourmi éclaireuse. Ce n’est qu’après une longue inspection que la fourmi daignera adopter la chenille et la transporter au nid. En échange de miellat, les ouvrières lui offriront protection et soin. Faussement mutualiste, cette relation se fera au détriment du couvain qui sera progressivement dévoré par la chenille devenue carnivore.

En outre de l’abondance de la plante-hôte et de plantes nectarifères (Sanguisorbe, Salicaire, Centaurées), il faut que la densité de fourmilières soit suffisante pour que leurs aires de ravitaillement coïncident avec les zones de ponte et que les colonies soient assez importantes ou assez nombreuses pour subvenir aux besoins alimentaires des chenilles. Cet ensemble de conditions sine qua non face à la dégradation généralisée des zones humides rend périlleuse la situation de l’espèce.

Détermination

Comme chez la plupart des Polyommatinés, le lépidoptérologiste s’appuiera sur l’examen du revers des ailes pour arriver à une identification fiable. Ici, la confusion est surtout possible avec les autres Phengaris. Le fond du dessous des ailes est beige sombre sans aucune suffusion basale bleue. Sous l’aile antérieure, les points noirs des zones discales, postdiscales et marginales sont à égale distance. Le mâle est bleu-ciel et la femelle plus sombre, avec une marge noire très épaisse.

Bibliographie