Hespérie de l'Alchémille
Les Hespéries du genre Pyrgus sont difficiles à discriminer
les unes des autres et l’Hespérie de l’Alchémille ne fait pas exception.
L’enjeu est réel puisque, malgré leurs similarités, ces espèces sont bien
distinctes et l’identification spécifique d’une population permet d’ajuster les
mesures de conservation d’une station en fonction des exigences écologiques
propres à chaque espèce.
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Il s’agit d’un papillon méditerranéo-asiatique, représenté
en France par deux sous-espèces (Pyrgus serratulae serratulae et P. serratulae
major). A l’instar de l’Hespérie du Faux-Buis, l’Hespérie de l’Alchémille
occupe principalement les étages collinéen et montagnard, même si on la
trouvera également dans les Landes de Gascogne ou le Grand-Est. Sa présence est
plus clairsemée en plaine, d’autant plus que l’espèce régresse dans l’ouest du
pays.
Rarissime en Centre-Val-de-Loire, où elle était mentionnée dans tous les départements (à
l’exception du Loir-et-Cher), l’Hespérie de l’Alchémille a disparu du Loiret et
de l’Eure-et-Loir. Elle subsiste au sud de la Loire, dans les départements de
l’Indre-et-Loire, de l’Indre et du Cher. Sa présence en certains départements aux
alentours de la région (Essonne, Seine-et-Marne, Yonne, Maine-et-Loire) laisse
planer l’éventualité de redécouvertes sur les limites de la région
Centre-Val-de-Loire. On note en Indre-et-Loire de récentes observations, vers
Bléré en Champeigne ainsi qu’en Gâtine de Loches. Dans le cadre de ses habitats
favorables, la carrière abandonnée de Saint-Epain ou les pelouses de Truyes par
exemple correspondraient à ses exigences écologiques.
La recherche de l’espèce peut s’orienter vers ces
territoires en prenant en compte les similarités morphologiques et les
tolérances écologiques avec l’Hespérie des Potentilles (P. armoricanus) et à
l’Hespérie du Faux-Buis (P. alveus) plus particulièrement.
Dans notre région, l’Hespérie de l’Alchémille habite les
sites à végétation rase et substrat calcaire ou sableux à nu. Ces milieux
correspondent à des habitats naturels ou semi-naturels tels que pelouses et
prairies sèches, maigres et buissonnantes favorisées par le pâturage ovin
extensif ou des habitats de substitution comme les carrières ou les bords de
chemin.
Le papillon est univoltin, visible de mai
à août. Par rapport aux autres hespéries, les imagos sont peu actifs, bien
qu’ils soient très floricoles (Lamiacées, Astéracées, Scabieuses, Renoncules,
Fabacées).
Le cycle de croissance est en tout point semblable aux
espèces proches. Les œufs sont pondus isolément sur les feuilles de la
plante-hôte. A chaque étape de sa croissance, la chenille confectionne une loge
de feuilles et de fils de soie. Un dernier abri à la base de la plante
nourricière accueille à son tour la chrysalide entourée de son cocon de soie.