Boloria selene (Denis & Schiffermüller, 1775)

13.95 %
territoire maillé
14
mailles Lambert93 5 km
4.07 %
territoire maillé
23
mailles Lambert93 1 km
0.27 %
territoire maillé
AR Espèce assez rare (basé sur maillage 5 km)

Nom français :

Petit Collier argenté

Synonyme(s) :

Argynnis selene (Denis & Schiffermüller, 1775)
Brenthis selene (Denis & Schiffermüller, 1775)
Clossiana selene (Denis & Schiffermüller, 1775)
Clossiana selene selene (Denis & Schiffermüller, 1775)
Papilio selene Denis & Schiffermüller, 1775

Lien(s) :

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Affilié aux milieux forestiers et humides, le Petit Collier argenté cohabite parfois avec le Grand Collier argenté (Boloria euphrosyne) ou le Damier de la succise (Euphydryas aurinia). Espèce sensible à la qualité des zones humides et à la composition du sous-bois forestier, le papillon décline en plaine face au drainage, à l’engraissement et au pâturage intensif des prairies humides ainsi qu’à la gestion défavorable des boisements et des allées forestières. Plus globalement, la dégradation et la fragmentation des habitats adaptés a déjà conduit à la disparition de l’espèce dans certains départements du Bassin parisien.

Statuts
  • ZN
  • LRE
    LC
  • LRF
    NT
Espèces similaires
Phénologie (période d'activité)

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Carte de répartition nationale
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Carte de répartition sur l'emprise

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Répartition communale - Boloria selene dans l'Indre-et-Loire Données saisies au 27/01/2023


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Choix de la carte



Légende


Observation en 2023
Dernière observation après 2010
Dernière observation entre 2000 et 2010
Dernière observation entre 1980 et 2000
Dernière observation entre 1950 et 1980
Dernière observation avant 1950

Carte Lépinet


Cartographie - Boloria selene (uniquement pour les observations à diffusion précise)


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Statuts - Boloria selene


Boloria selene - Nombre d'observations par décade Données saisies au 27/01/2023 (Observé vivant)


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-

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Prospection

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Répartition

Le Petit Collier argentée présente une vaste distribution à travers l’hémisphère nord, ainsi dit-on de sa répartition qu’elle est holarctique. Le rhopalocère est connu de tous les départements du Centre-Val-de-Loire mais ses stations sont très dispersées. En revanche, la répartition et l’abondance de la population relevée dans l’Orléanais forestier témoigne d’un bon état de conservation, faisant du Loiret le bastion régional de l’espèce.

L’Indre-et-Loire compte également quelques données isolées et disparates. Beaucoup sont toutefois recensées de façon cohérente à l’échelle du paysage puisque l’espèce est principalement observée au sein des massifs forestiers. Depuis 2000, la plupart des stations tourangelles sont mentionnées dans le Croissant boisé (au nord-ouest du département), sur le plateau de Chinon-Ruchard, en Boutonnière de Ligueil, en Gâtine de Loches et Montrésor et auprès de la forêt de Larçay.

Comme bien d’autres, l’espèce n’a pas été revue dans les Puys du Chinonais depuis la fin du XXème siècle. Pour autant, l’attention pourrait se tourner vers la forêt d’Amboise, la forêt de Fontevraud et les boisements du nord-ouest, le papillon affectionnant les grandes entités forestières assez humides. On remarquera, à l’échelle régionale, la répartition de certaines observations le long de la Loire entre le Blois et Angers.

Biologie - écologie

A l’instar du Grand Collier argenté (Boloria euphrosyne), le Petit Collier argenté se fait hôte des milieux ouverts intra-forestiers. La présence du rhopalocère repose sur trois conditions : le biotope se doit être hygrophile à mésophile et fournir à la fois boisement et habitat ouvert. Le couvert forestier abrite les violettes prisées par les chenilles et la strate herbacée fournie en fleurs alimente les imagos. C’est alors parmi les grands ensembles forestiers que s’épanouissent les plus belles populations de Petit Collier argenté, entre prairies, marais, abords des tourbières, landes, allées forestières ensoleillées, clairières et tranchées des lignes à haute tension. Il est possible d’observer le papillon posé sur son support nocturne le matin ou le soir. Le jour venu, les mâles partent à la rencontre d’éventuelles partenaires.

Le rhopalocère compte deux périodes de vol dans notre région. A l’inverse de la plupart des espèces bivoltines en métropole, les effectifs du Petit Collier argenté sont plus élevés à la première qu’à la seconde génération. Les sous-populations de chaque station n’excèdent toutefois pas la dizaine de spécimen. Il est visible de fin avril à fin juin puis de fin juillet à fin août, en parfaite synchronie avec son « grand-frère », le Grand Collier argenté.

Détermination

Le Petit Collier argenté et le Grand Collier argenté (Boloria euphrosyne) sont proches aussi bien dans leurs mœurs que dans leur aspect.

Visible au recto des ailes, se dessine une série de chevrons soudés aux taches marginales (les taches triangulaires sont séparées de la bande noire externe chez B. euphrosyne). Plus particulièrement, sur l’aile antérieure, la deuxième tache en partant du bas est plus proche du chevron marginal que du trait noir discal (elle est à mi-distance chez B. euphrosyne).

Au verso, le gros point noir cellulaire possède souvent une tache claire au centre. L’aire discale présente trois (rarement une) taches blanchâtres ou argentées séparées par des macules beige abricot (une seule tache nacrée au milieu d’une bande beige chez B. euphrosyne). Une série de points noirs sur un fond brun ferrugineux sombre incomplet arbore l’aire postdiscale. Enfin, les taches blanches marginales sont bordées de chevrons noirs (rougeâtres chez B. euphrosyne).

Il ressemble aussi mais dans une moindre mesure à la Petite Violette (Boloria dia). Cette dernière présente un revers de couleur bordeaux caractéristique.

Bibliographie