Donnée considérée certaine, très probable
Source de la donnée : Terrain
Type de donnée : Publique
Date de saisie : 11/01/2022
Espèce(s) sensible(s) dans ce relevé - Localisation à la maille 5 x 5
Naturalité : Sauvage
- Imago ( 2 )
Etat biologique : Observé vivant
Contact : Vu
Prospection : Non renseigné
Statut biologique : Non renseigné
Comportement : Non renseigné
Déterminateur : Tristan CAUDAL
Conservé en collection de référence.
Type détermination : bino.
UUID SINP : 7be28d70-a124-4742-bda4-2aa902545ac8
Bonjour, ici c'est P. cruxmajor (tache postérieure orange atteignant la marge élytrale, pronotum plus transverse que chez bipustulatus).
Justement, j'ai bien vérifié les critères déterminants, le pronotum est tout de même très rond, sa ponctuation est très irrégulière, et les taches apicales n'atteignent pas la marge élytrale, la photo est trompeuse. Ceci dit il me reste un doute sur la taille des 2 qui sont quasiment les mêmes, et sur le milieu, d'après Du Chatenet (qui m'a fait écarter cruxmajor), effectivement cruxmajor doit se trouver en milieu humide et bipustulatus en milieu sec.
Ok pour cruxmajor. J'ai toujours du mal à apprécier le critère de pronotum transverse, surtout avec celui-ci qui a les angles carrément arrondis. La ponctuation est irrégulière mais pas avec des très gros points entourés de petits (Du Chatenet), et même si les taches postérieures n'atteignent pas complètement la marge élytrale, elles s'en rapprochent beaucoup, en plus des taches antérieures très amples. Le milieu est humide donc c'est forcément cruxmajor. Je rajoute en plus que ce sont 2 femelles, les 2 premiers articles des tarses antérieurs sont non dilatés
Oui, chez bipustulatus le pronotum est presque parfaitement circulaire, ce qui n'est pas la cas ici, et l'article 4 des antennes est à peine deux fois plus long que large (plus de trois fois chez cruxmajor). À noter que les ouvrages de Du Châtenet peuvent être utiles pour l'écologie mais ce ne sont absolument pas des ouvrages de détermination (il manque de nombreuses espèces et les critères discriminants ne sont pas indiqués). Il faut utiliser la Faune de France de COULON et al. (2011) ou à défaut le bouquin de HURKA (1996), voire pour ce groupe les Forel & Leplat (pas terribles mais ils ont le mérite d'exister). Attention aussi aux considérations du type "le milieu est humide dans c'est forcément cruxmajor". Le milieu d'observation ou la plante-support ne doivent jamais être pris en compte dans les identifications, qui ne doivent reposer que sur des éléments morphologiques, tout simplement parce que les insectes se déplacent et peuvent être rencontrés un peu partout.
Ok pour le côté plus écologique que déterminant des ouvrages de Du Chatenet, c'est juste que je m'en sers pour croiser les sources, voir la répartition et la taille, ... Pour l'article 4 des antennes, j'avais du mal à le considérer 3x plus long, mais encore une fois ça reste un critère que j'ai un peu de mal à apprécier.